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dimanche 25 février 2007

Du chianti pour la croissance par Eric Le Boucher



L'un des pires défauts de cette campagne présidentielle, qui n'en manque pas, est son caractère provincial, la France seule au monde, personne ne lève l'oeil au-delà des frontières.


De la démission de Romano Prodi de la présidence du conseil italien cette semaine que de leçons à tirer pourtant ! Sur la fragilité des alliances, n'est-ce pas M. Bayrou ?, mais aussi sur les réformes et les façons de les conduire. L'Italie est en avance sur la France et pour nos ambitieux candidats il eut été judicieux d'y aller voir.


L'Italie souffre d'une spécialisation industrielle moyenne, menacée par la Chine, d'une productivité du travail très faible et d'une dette colossale (plus de 100 % du PIB, contre 64 % en France). Elle est entrée aux forceps dans l'euro et en paie les conséquences. Silvio Berlusconi, leur Chirac, n'a rien fait. Rien, niente ! Objectivement, l'Italie est plus mal en point que la France, mais les ressemblances sont grandes. Tout se résume dans notre similaire croissance chétive, l'Italie nous ayant rattrapés en 2006 avec 2 %.


Romano Prodi a lancé un vaste programme pour changer le visage de l'Italie en cinq ans. Rigueur budgétaire, mutation de l'administration, libéralisation, réformes des retraites, de la "sécu", développement de la recherche et de l'éducation, investissements massifs au Mezzogiorno, etc. Le chef du gouvernement a avancé avec difficultés à cause de la politique, mais il a avancé.


Que dit-il ? La croissance, la croissance, la croissance. L'Italie sera coulée, si elle ne parvient pas à redynamiser son économie. Au regard de nos prétendants nationaux qui ne parlent que de social et dont la stratégie économique est peu claire ("Sarko" et Bayrou, de ce dernier on ne connaît que le volet budgétaire) quand elle n'est pas absente ("Ségo"), le discours italien souligne l'avantage de se choisir un chef de gouvernement qui touche sa bille en économie.


Lezioni italiane : pour accélérer la croissance, il faut que plus de monde travaille et que chacun travaille mieux. La première réforme porte donc sur le marché du travail. Comme cela consiste à demander des efforts aux salariés, il faut trouver manière de les compenser. Du "donnant-donnant", comme dit "Big Mother Ségo". Comment ? Par une réforme conjointe des taxis, des coiffeurs, des services, de la distribution, de l'électricité, etc. bref des "marchés de produits", afin d'y rétablir la concurrence et d'y baisser les prix.


Schématiquement, ce qu'on prend sur les revenus directs des salariés, on leur rend indirectement sur la consommation. En Italie, il fallait une autorisation administrative pour ouvrir un salon de coiffure afin qu'il ne soit "pas trop près" d'un figaro existant. Romano Prodi a fait sauter tout ça. Il a fait ce qu'on attend toujours de M. Delanoë, il a mis fin au monopole des taxis pour en multiplier le nombre et les rendre accessibles à tous. Anecdote ? No : le gain en pouvoir d'achat de toutes ces libéralisations a été estimé à 1 300 euros par personne et par an.


Deux économistes, Philippe Askenazy et Katia Weidenfeld, viennent de faire le bilan de dix ans de la loi Raffarin en France, adoptée pour protéger le petit commerce de centre ville en renforçant les conditions d'installation des grandes surfaces. Résultat terrible : la loi a, en fait, protégé les grandes surfaces existantes (Carrefour et autres Leclerc) et freiné le "hard discount". Conséquence : les prix ont remonté de 7 % après le vote de la loi ! Autant de "moins à gagner" pour les consommateurs. Et plus de 50 000 emplois n'ont pas été créés (Les Soldes de la loi Raffarin, Cepremap, éditions de l'Ecole normale supérieure). La conclusion des économistes est tellement négative que le ministère du commerce a tout tenté pour faire corriger le texte... (Bizarre : qu'est-ce que cette loi cache donc de si important ?).


La libéralisation des "marchés de produits" n'est pas le seul chaînon manquant aux programmes des candidats pour relancer la croissance. Allons plus loin, bien plus loin, avec le Prix Nobel d'économie Edmund Phelps (lire l'entretien page 15).


Si la France et l'Europe continentale souffrent d'une croissance faible, c'est faute d'innovation. Il ne s'agit pas seulement d'accroître les budgets de recherche-développement, ça les candidats le promettent, mais d'entrer dans un capitalisme nouveau, fait de mouvements perpétuels, d'entrées-sorties, d'inventions et, en somme, d'"esprit d'entreprise" au sens premier, celui du goût de l'aventure. Pour entrer dans ce capitalisme nouveau, il faut sortir du capitalisme actuel européen " corporatiste", nous dit Phelps, qui défend systématiquement les positions acquises des grandes firmes, des grandes banques, comme des salariés.


Nous y voilà. Nos candidats expliquent en long et en détail comment ils vont panser les plaies sociales sans avoir les moyens de payer les infirmières. On attend qu'ils disent comment ils veulent s'attaquer à la racine du mal, le retard de l'économie française à entrer dans ce XXIe siècle schumpétérien. Aider la recherche ? Soit, mais cela n'aura aucun effet sur la croissance, si le tout - université, lois sur la concurrence, aides aux PME, financement, marché du travail, mobilité, flex-sécurité - n'est pas articulé dans une conception d'ensemble, où les réformes sont hiérarchisées, financées, se renvoient l'une à l'autre et s'épaulent. Naguère, on appelait cela une stratégie économique.


Eric Le Boucher Article paru dans l'édition du 25.02.07

lundi 19 février 2007

La dette, le grand absent de la campagne ( sauf un peu chez F Bayrou)



Ah la Dette de la France ... faut bien la rembourser, enfin au moins en payer les interets, alors, ben, on le fait .

jeudi 8 février 2007

je m'interroge parfois : "Et si je votais Segolene ? "



celui qui en parle le mieux, c'est encore KOZ,


et c'est ici !

mardi 6 février 2007

Qu'on soit pour ou contre...


Selon un sondage de l'IFOP pour le cabinet Fiducial :

29 % des patrons d'entreprise de moins de 20 salariés disent avoir "personnellement songé à quitter un jour la France pour échapper au poids des impôts et des charges sociales",

68 % des petits patrons estiment qu'ils feraient " la même chose" que M. Hallyday "à sa place".

jeudi 25 janvier 2007

Les Débats participatifs du PS : reportage de l'interieur :



C'est passionnant, c'est du grand Koz , et c'est ici

(Koz est qualifié ainsi par le nouvel obs : Un avocat d’affaires tombé dans le blog politique et pris au jeu passionnant du commentaire.)

Jacques Attali : Qui est riche ?



Sa réponse, ici


(Rappel : l'article du monde sur le sujet, y compris l'analyse du sociologue Louis Chauvel, et mes commentaires, ici .)


Alors, pourquoi ne pas renverser le principe actuel ? :

Zéro impot sur l'argent gagné, le revenu, le flux, et tout l'impot sur le stock, le capital, c'est à dire l'accumulation de ces revenus ?

Exonerer l'enrichissement, et taxer la richesse en somme ?

imaginons que les 56 ( je crois ) milliards d'impot sur le revenu soient transformés en impot sur le patrimoine cela donnerait quoi ? probablement pas quelque chose de confiscatoire, l'assiette etant tres large ( si quelqu'un a un chiffre ..) et cela serait si encourageant pour ceux qui sont découragés de déployer des efforts qui peuvent les enrichir..


mercredi 24 janvier 2007

Il-y-a-très-longtemps-dans-une-galaxie-lointaine



Oui c'est pour vous et c'est ici

Le choc des préjugés



Son précédent livre a reçu le prix du livre politique 2005.

Elle est prof à Sciences-Po.

Elle défend la laicité. cela fait 10 ans qu'elle étudie les intégrismes. Tous les intégrismes.

Elle est de gauche. très à gauche probablement.

Elle est très intelligente.



Son interview est là


Son nouveau bouquin est là

mardi 23 janvier 2007

Ah, le Quebec ...


On entend parfois que de Gaulle avait fait une boulette, s'était laissé emporter par la chaleur de l'accueil Quebecois. possible .

la voilà , cette boulette.

A moi, elle me parait tres construite, tres réfléchie, preparée, la fameuse phrase.

Elle conclue tellement "naturellement" la fin de ce petit discours, non ?

P.S. Je vois pas pourquoi Segolene Royal n'aurait pas le droit d'avoir un avis sur le Quebec. Elle n'engage qu'elle, apres tout.

lundi 22 janvier 2007

Ségolène chez claire chazal ( promis, apres j'arrete)


ici


Il est à noter que les blogs politiques ,non-engagés compris, et sauf les blogs de gauche, se font l'écho de toutes ces récentes interventions "ratées" de S. Royal.


Nul doute que tout plantage en direct de Nicolas Sarkozy sera commenté tout autant, voir plus.

Ségolene à toulon

ici

Ségolene et le sujet des femmes battues

ici, filmée sur canal

et

l'analyse ici, filmée, de Valérie Pecresse.

comme s'interroge fillon, Segolene, va-t-elle bientot annoncer qu'elle veut changer la constitution pour instaurer le quinquennat ?...

oui facile .

le paradis pour les pauvres



L'Irlande, ce pays si pauvre,


L'Irlande, ce pays de famines historiques à répétition dans l'Histoire, jusqu'à parfois un millions de mort,

L'Irlande ce pays quitté par ses habitants à travers les siècles, ce pays d'émigration permanente et massive,

L'Irlande, ce pays dans les tréfonds des classements europeens pour sa richesse par habitant il ya 20 ans,

L'Irlande, ce pays de "ter-res-bru-lées" qui a adopté le taux le plus bas d'impot sur les sociétés de 12,5 %,

l'Irlande, ce pays dont la croissance rugit jusqu'à 8 %, ce tigre de l'Atlantique !

L'Irlande, ce pays de paysans pauvres, devenus tous ensemble, maintenant bien plus riches que les français.

Les irlandais, ces fils et petits-fils de pauvres parmi les pauvres en Europe de L'Ouest, devenus riches, bien plus riches que les français. Avec si peu d'impots . Grâce à si peu d'impots ?

dimanche 21 janvier 2007

back to the good old days

ici

pourquoi les "pauvres" propriétaires terriens de l'Ile de Ré ployant sous l'ISF ne me font pas pleurer :


"Hollande a raté la cible : la France, par son système fiscal, est un des pays où il est à peu près impossible de constituer un patrimoine par le revenu de son seul travail salarié.

"La cible ne doit pas être le revenu du travail, mais la rente"

souligne dans Le Monde le professeur de sociologie à l'Institut d'études politiques de Paris Louis chauvel

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jeudi 18 janvier 2007

un ptit moment karcher ?



Bravitude,

Rapidité exemplaire de la justice chinoise ,

Augmenter les impots des 200 (000 ) familles, non, foyers fiscaux, non, si ! c'est plus compliqué que cela...,

la SCI la sapinière,

Lapsus bourdae de Montebourg et sanction soit trop lourde car nourrissant le buzz, soit trop faible s'il n'y a plus de confiance.

Alors trou d'air ? ou carrement zones de turbulences, veuillez rejoindre vos sièges ?

Bof, un ptit moment karcher, ça arrive à tout le monde, hein, avec ce que cela comporte d'approximations journalistiques, de raccourcis et de coups bas.

Rappelons que le PS a sorti une étude de 150 pages qui commence par de drôles d'insinuations sur la "francitude" de nicolas sarkozy, comme le rappelle Jules dans son (tres juste et impartial ) blog :

" La formule d'introduction, en effet, n'est pas si anodine.

"La France est elle prête à voter en 2007 pour un néo-conservateur américain à passeport français ?"

- "Américain à passeport français."

Ah, mais c'est autre chose qu'une simple proximité idéologique. La rhétorique du passeport fleure discrètement l'extranéité et l'artifice tout à la fois. Nicolas Sarkozy peut présenter des documents officiels tels qu'un passeport, mais il n'est pas, au fond, un français véritable."

Alors, ce programme à gauche, il sort ? ce serait le moment d'allumer un contre-feu, au fond cette fois, non ?

Ce qui est clair , c'est que l'etat de grâce de la candidate est terminé.

PS : rumeur : Christian Blanc se rallierait à Sarkozy. Si cela se verifie , ça serait un de ces "signes faibles" qui peuvent annoncer une tendance nouvelle...

"Je n'aime pas les riches " bis repetita . (François Hollande)



Segolene Royal et francois hollande paient l'ISF .
Ils font partie des 3% des français qui paient l'ISF.
Tant mieux pour eux !

mais :

Segolene Royal déclare au Financial Times qu"elle veut effrayer les capitalistes ".

François Hollande declare à deux reprises qu'il "n'aime pas les riches ".

Ségolene Royal annule sa venue à une convention Womens'forum à Deauville , parce que "c'est une ville de riches".

Etre riche, c'est permis, mais uniquement à condition de detester les riches ??
drôle de rapport à l'argent ou aux gens.

Le Monde a bien changé ..



"

Désirs de rire ? Bécassine vous parle !

Cette campagne ne ressemble à rien de connu. Ségolène Royal non plus, d'ailleurs. La candidate socialiste était, mercredi 17 janvier, en meeting à Toulon, en chute libre dans l'opinion pour la première fois depuis des mois. Que croyez-vous qui arriva ? La tête en avant, elle fonça ! Elle est décidément ce que la politique a fait de plus drôle depuis l'apparition de Bécassine en 1905 dans La Semaine de Suzette.


On se moque ? Et comment ! Les propos tenus par l'intéressée sont remarquables à tous égards. LCI en donnait de larges extraits qui passaient en boucle et méritent de figurer au bêtisier, encore naissant, de cette course à l'Elysée complètement atypique. Dans la catégorie "désirs de rire", évidemment. Bécassine s'adressait donc, dans le centre de Toulon, au palais Neptune plus précisément, à un millier de ses partisans, souvent très jeunes, venus prouver que ce port de guerre n'était pas seulement une terre d'élection du Front national. Ils étaient remontés ? Elle aussi ! "J'entends dire qu'il y aurait un trou d'air dans notre campagne. Je vois surtout ce soir un souffle d'air extraordinaire qui va nous porter vers la victoire !", disait-elle. L'auditoire appréciait. Il en redemandait, même.


C'est alors que, portée par cet enthousiasme communicatif, Bécassine révélait des potentialités insoupçonnées. "On ne promet pas pour le lendemain ce qu'on n'est pas capable d'accomplir aujourd'hui. C'est ce que j'appelle la morale de l'action", disait-elle. La formule lui plaisait manifestement. "Je suis la candidate de la morale de l'action", répétait-elle, ravie. "L'Ancien Régime et la Révolution, ce n'est pas pareil. Il est des combats plus justes que d'autres", disait-elle encore. Elle en voulait beaucoup à Nicolas Sarkozy, jamais nommément cité mais incontestablement présent dans son esprit, d'avoir à plusieurs reprises, porte de Versailles, invoqué les mânes du grand Jaurès.


Celles-ci appartiennent à la gauche, que diable ! Il y a là comme un détournement d'héritage, ou de patrimoine. "On ne peut pas raconter des histoires. On ne peut pas s'attribuer des valeurs auxquelles on ne correspond pas. Je suis aussi la candidate de la vérité et de la parole", disait-elle enfin. Et là, c'était génial. Vous avez bien lu : Ségolène est "la candidate de la vérité et de la parole !". Quasiment le Verbe incarné, à tout le moins sa maman. Elle était déjà la bonne Lorraine qui veut bouter l'horrible nabot anglo-libéral hors de France. A ce niveau comique, Valérie Lemercier et Muriel Robin peuvent aller se rhabiller ! Il n'y a pas photo. Elles ne font pas la maille par rapport à Bécassine. Rien que pour rigoler, il faut l'envoyer à l'Elysée. Avec son parapluie rouge."


Dominique Dhombres in le monde

mardi 16 janvier 2007

Présidentielle : des blogs de gauche passionnants :


ben ouais, une visite sur les bons blogs de gauche (ségolenistes ou non) s'impose:

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lundi 15 janvier 2007

le Maroc ? le Maroc ...



"Accusés de «diffamation envers l'islam et la monarchie» pour avoir publié des plaisanteries sur la religion, les deux journalistes de l'hebdomadaire Nichane ont finalement été condamnés lundi à trois ans de prison avec sursis et une amende collective de 80.000 dirhams • Le procureur avait requis cinq ans de prison ferme."

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